L’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle apparait comme une nouvelle tendance en termes d’organisation en entreprise, notamment dans certains pays. L’Élan des talents vous explique pourquoi.

Travailler moins n’est pas synonyme de baisse de productivité. Au contraire, une baisse du temps de travail favorise le bien-être des salariés car pratiquer une activité professionnelle sans pour autant passer à côté de son entourage est un moyen d’accéder au bonheur. Néanmoins, la culture du pays dans lequel nous habitons influence sur ce type de mesure car d’un pays à l’autre les législations sont différentes.

Comment les Pays-Bas et la Suède ont réduit le temps de travail

Les Pays-Bas et la Suède sont des fervents partisans de l’adage : « Travailler moins pour vivre plus »

Pays-Bas : les temps partiels favorisés

Les Hollandais proposent des contrats de travail flexibles. Au Pays-Bas, une loi autorise tous les citoyens à demander un temps partiel. 1 employé sur 2 en bénéficie et cela ne ralentit pas l’économie : le taux de chômage au sein du pays est de 5,8%. Le temps partiel n’est pas associé à un emploi précaire, car dans tout type de structures et à tous niveaux de responsabilités cet aménagement du temps de travail est utilisé.

Suède : un temps de travail réduit pour plus de confort

En Suède, le temps de travail a été revu à la baisse : à salaire égal les salariés passent de 35 à 30 heures de travail hebdomadaire. Cette réduction du temps de travail fait partie des facteurs qui placent la Suède en deuxième place du palmarès du bonheur « Vivre mieux » réalisé par l’OCDE en 2015.

Un ensemble d’aménagement a été fait pour favoriser le confort des salariés : télétravail, espace de convivialité et salle de repos en entreprise.

Quand réduction du temps de travail ne rime pas avec bien-être

Suite à la réduction hebdomadaire de travail à 5 jours en 2004 en Corée du Sud, Robert Rudolph, chercheur coréen à la Korea University, a mené une étude auprès de 5 000 ménages et de 13 783 personnes. Les résultats de cette enquête ont été surprenants.

  • Les individus de cet échantillon ne se sentaient pas plus heureux après cette réforme, que ce soient des hommes ou des femmes. Le bien-être au travail ne s’est pas amélioré bien qu’au départ ils étaient satisfaits de cette nouvelle règle, très vite ils se sont rendus compte que le temps de travail avait diminué mais non les tâches à effectuer. Les Coréens sont alors obligés de travailler beaucoup plus chez eux afin de ne pas accumuler du retard dans leurs missions.
  •  Cette diminution du temps de travail a provoqué une augmentation du stress soit l’effet inverse de l’objectif souhaité.

La leçon que l’on peut tirer est que réduire le temps de travail nécessite de réduire la quantité des missions afin d’éviter le surmenage.

Travailler moins : la clé pour améliorer la performance ?

Être heureux au travail, réduit le stress et a un impact positif sur le moral et la santé des salariés. Grâce à un état d’esprit boosté la productivité du salarié augmente.

  • Le temps de travail est optimisé : Un salarié qui travaille moins est plus concentré sur sa tâche car il a moins de temps pour effectuer ses missions. Cette pratique permet de réduire les congés maladies et l’absentéisme qui coûtent à l’entreprise.
  • Trouver un équilibre au quotidien entre la vie professionnelle et personnelle permet de s’épanouir dans son milieu professionnel tout en dégageant du temps précieux pour encourager son développement personnel : parcourir des kilomètres dans toute la ville, se mettre au yoga ou encore exprimer ses talents artistiques en jouant les Picasso. Bref, c’est un excellent moyen de prendre du temps pour soi et ses hobbies !

 

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