Une étude menée par Hopwork, en partenariat avec Ouishare, s’est intéressée aux conditions de vie des freelances, leurs motivations et leurs attentes. Les résultats cassent les idées reçues : être freelance est bien un choix, et pour beaucoup, un mode de vie dont ils ne changeraient plus ! Hopwork est une plateforme qui rassemble aujourd’hui plus de 40 000 freelances. L’étude, menée sur 1014 travailleurs indépendants, les interroge sur leur niveau de satisfaction et ce qui les motive dans ce choix professionnel. En sortent des statistiques qui prouvent que les freelances sont largement satisfaits de leur situation. Le statut de freelance est perçu par le débat public comme une situation précaire, que les travailleurs subissent “faute de trouver mieux”. L’étude révèle une réalité bien plus positive : les travailleurs indépendants ont en grande majorité choisi leur statut (à 90%) et sont heureux de leur situation, synonyme de liberté et d’autonomie dans le travail.

Qui sont les freelances ?

Sont entendus comme freelances tous les travailleurs indépendants qualifiés qui choisissent de se mettre à leur compte sans employer d’autres personnes. Au sens plus large, ce terme englobe toutes les professions indépendantes (médecins, chefs d’entreprise…), qui représentent 10% de la population active. Si l’on ajoute les salariés qui exercent une activité en freelance en complément de leur travail, les freelances comptent alors pour 20 à 30% des actifs. Un cliché bien répandu veut que le freelance moyen soit un jeune diplômé ayant des difficultés à trouver un emploi salarié, qui se serait lancé en tant qu’indépendant bien malgré lui en attendant de trouver un “vrai” travail. Et pourtant : d’après l’étude, les freelances ont une moyenne d’âge de 35 ans. Une statistique qui écorche l’image du jeune freelance précaire, d’autant que 62% des répondants déclarent gagner autant, voire plus que lorsqu’ils étaient salariés. L’activité de freelance se montre donc opportune pour des salariés avec de l’expérience, se trouvant au pic de leur employabilité. D’autre part, le statut d’indépendant semble permettre de cumuler plusieurs activités afin d’exprimer de multiples compétences. En effet, 36% des freelances s’identifient dans au moins deux catégories de métiers différentes : ce que l’on appelle les “slasheurs” représentent une part de plus en plus importante des professionnels.

Quelles sont les motivations des freelances ?

Pourquoi choisit-on de devenir freelance ? Les raisons qui apparaissent le plus souvent reflètent un désir de liberté : pouvoir organiser son emploi du temps selon ses envies, choisir ses clients et ses projets, définir soi-même son lieu de travail et ses horaires, sont des avantages qui leurs sont chers. La première motivation à quitter le salariat pour devenir freelance est d’ailleurs un besoin d’indépendance, pour 88% des interrogés. Pour certains, l’envie de tester l’entrepreneuriat (44%) ou de gagner plus d’argent (31%) les a menés vers le freelancing. Dans le cadre d’une reconversion professionnelle, le statut de freelance en complément d’une activité salariée est également un moyen de tester la viabilité de son projet. Enfin, pour beaucoup, ce statut permet un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Cependant, être freelance ne veut pas dire se la couler douce : 53% des indépendants déclarent travailler plus de 40 heures par semaine. Peu importe : une fois que l’on a goûté à la liberté, difficile d’en changer. Ainsi, 91% des freelances interrogés ne souhaitent pas revenir au salariat.

Freelances et fiers de l’être

On observe un net décalage entre la façon dont les freelances se perçoivent eux-mêmes et la façon dont ils sont perçus par leur entourage. En effet, 75% des répondants se disent épanouis au travail et 74% sont fiers d’être freelances. Un bien-être qui s’oppose pourtant à une vision négative du monde extérieur : 88% des freelances ont ainsi un entourage “qui s’inquiète pour eux”. Alors que le nombre d’indépendants augmente de façon exponentielle, accompagné par l’exlosion des espaces de coworking dans les grandes villes de France, les freelances estiment ne pas être suffisamment pris en compte dans le débat public. Aussi, l’environnement social va devoir s’adapter à cette tendance, tandis que les actifs ont de plus en plus soif d’autonomie.

Sources : Etude complète Hopwork – Ouishare 2017

Crédit image : Kate Mangostar – Freepik

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