Les 1ers frimas sont là ! La hype aussi, et elle ne retombe pas.

Depuis la sortie consécutive de plusieurs livres à succès traitant du sujet à l’automne dernier, le Hygge ne cesse de faire parler. Il n’y qu’à observer le nombre de parutions à venir (à l’automne prochain, évidemment, pas en pleine canicule au mois d’août), qui parlent à la fois de la cuisine Hygge, du tricot Hygge ou du même du coloriage Hygge…

Le bonheur est dans le fjord

Le Hygge (prononcez « hugueu »), c’est un mot danois, dérivé d’un autre mot norvégien qui signifie « bien-être ».

Un mot qui n’a pas de traduction en français, mais que l’on pourrait rapprocher de la notion (anglaise) de cocooning.

Un mot, enfin, servi malheureusement à toutes les sauces par les opportunistes qui cherchent à surfer sur la réputation du Danemark en matière de bonheur, créant ainsi une forme de rejet de ce que certains désignent comme une mode. Et les danois sont les premiers à le regretter.

Car en réalité, bien plus qu’une mode, le Hygge est un art de vivre au Danemark. Dans ce pays où la nuit tombe à 15h en hiver, on a pour habitude de se retrouver chez soi, seul mais souvent accompagné de la famille ou des amis, pour contrer le froid de l’hiver par la chaleur humaine, le partage, la solidarité, la convivialité.

Dans ce pays où la culture de la pensée positive et de l’optimisme est érigée en principe, on se plait donc à se réunir le soir (enfin la fin d’après-midi car la nuit tombe très tôt au Danemark !) venu, de grosses chaussettes aux pieds, autour d’un bon repas, d’un feu de bois, et de bougies. Beaucoup de bougies !

32,5 heures de travail hebdomadaires

Est-ce la recette du bonheur à la danoise ?

Le hygge à lui seul rend-il les habitants de ce pays particulièrement heureux ? Ou bien les raisons de cette situation enviable (le Danemark et sa voisine la Norvège sont, pour rappel, les pays du monde dont les habitations sont les plus heureux, d’après le très sérieux World Hapiness Report) sont-elles à chercher ailleurs ?

Hasard ou coïncidence, le temps de travail n’est en moyenne que de 32,5 heures au Danemark, contre 36 heures en France. Et dans ce pays, rares sont les personnes à quitter le travail après 17h.

Nul besoin d’imposer un droit à la déconnexion ou d’évoquer l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, car au Danemark, cela coule de source.

Un rapport au travail bien différent qui pourrait sans doute en grande partie expliquer la réputation de ce pays.