C’est la nouvelle norme des entreprises où il fait bon travailler : les structures élues « Great Place to Work » ne jurent plus que par le management 3.0.

Ce type de management nouvelle génération propose de redéfinir totalement l’organisation de l’entreprise et les rapports qui existent entre managers et collaborateurs, en plaçant toujours le bien-être des salariés en priorité.

 

Une petite révolution du management

Le management 3.0 consiste en un processus d’amélioration continue qui repose sur un esprit d’équipe fort, une confiance solide entre managers et salariés et une forme d’organisation horizontale. La hiérarchie s’efface, les bureaux se décloisonnent, les « patrons » se transforment en « coachs » et reprennent place dans l’open space au sein de leur équipe, dans un climat de transparence totale.

Les salariés adhèrent à une vision commune de l’entreprise et évoluent dans un environnement qui les motive à se dépasser pour remplir leurs objectifs. Ainsi, les entreprises misant sur l’innovation managériale créent un climat de confiance et d’empathie, pour voir décoller la productivité et la motivation générale.

Cette nouvelle forme de management est vue comme une organisation plus agile de l’entreprise, lui permettant plus de réactivité et de performance.

 

Les trois piliers du management 3.0

Le management 3.0 repose sur trois notions fondamentales : établir une relation de confiance, transformer la prise de décision et investir dans chacun des salariés.

  1. Le bonheur des salariés réside dans la liberté qui leur est laissée quant à la manière de poursuivre les objectifs fixés par l’entreprise. Plutôt que de menacer ses salariés de sanctions ou de se montrer paternaliste (deux types de management qui ont peu de succès), le manager fait preuve de bienveillance et de reconnaissance.
  2. La transition vers le management 3.0 peut s’avérer difficile pour certains dirigeants, car elle implique de se remettre en question en prenant en compte les opinions de chacun. Cela revient parfois aussi à déléguer la prise de décision.
  3. Enfin, l’investissement dans les salariés est primordial : cela se traduit par la rémunération, bien sûr, mais aussi par la polyvalence des missions, des feedbacks réguliers et un dialogue constant.

 

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