A côté des start-ups qui font rêver les jeunes diplômés, un monde parallèle existe avec son lot de mauvaises surprises !

Mathilde Ramadier, auteure de « Bienvenue dans le nouveau monde, comment résister à la coolitude des start-ups », raconte sa déception après son expérience dans des start-ups berlinoises.

Vous pensiez intégrer un management horizontal ?

Pas du tout !

La hiérarchie top down est bel et bien présente avec un CEO qui en plus n’est pas préparé à un poste de patron :

  • Le CEO veut se faire passer pour le héros de ses salariés mais il en oublie les bases du management.
  • Le CEO sait parler pour mieux séduire mais il n’est pas capable de mettre en place une organisation du travail fixe où chacun ait ses repères.
  • Le CEO veut paraître décontracté et passe sa vie sur les réseaux sociaux, mais il surveille les indicateurs de performances et contrôle le travail effectué.
  • Le CEO répète que les collaborateurs « changent le monde » pourtant il est compliqué voire impossible de prendre des initiatives.

Travail d’équipe, la start-up est une grande famille

Pas vraiment …

La direction instaure une forte rivalité en comparant le travail des uns et des autres. Des « employés du mois » sont désignés, faisant naître de la jalousie et non une collaboration positive. Dans certaines start-ups, le meilleur employé du mois reçoit des cadeaux !

Les start-ups sont branchées, à la pointe des nouvelles technologies

Pas le droit à la déconnexion !

Travailler de manière connectée est un principe de base dans un modèle qui a pour but d’attirer la génération Y. Les start-ups se mettent à jour concernant les dernières tablettes, ordinateurs et divers outils collaboratifs. Le salarié est en permanence disponible pour l’entreprise. Mathilde Ramadier témoigne dans son livre :

« Lorsqu’on ne répond pas à une demande Skype, on nous ordonne d’aller plus vite, d’être encore plus multitâche »

Vous aviez dit une « rémunération attractive » ?

N’y comptez pas !

Une rémunération attractive est promise mais le salaire n’est pas supérieur à celui que l’on pourrait gagner dans une grande entreprise. Mathilde Ramadier témoigne de son expérience en Allemagne où elle gagnait moins que le SMIC, non négociable pendant 6 mois, pour un poste de « Country Manager ».

Etre flexible … ou esclave ?

La limite est floue…

De la flexibilité est demandée pour travailler dans une start-up. Attention, cette flexibilité concerne beaucoup d’éléments : l’horaire, la rémunération, les conditions de travail, les taches à effectuer… Souvent les missions sont diverses et s’éloignent du poste de base du salarié, sans pour autant lui plaire. Cette flexibilité abusive est source d’instabilité et de stress.

 

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