D’après l’INRS “Construire une politique de bien-être au travail permet à la fois de réduire les risques psychosociaux et d’agir sur le climat collectif et sur la motivation dans le travail.” C’est ce qu’a compris la plupart des entreprises françaises en mettant en place pour leurs collaborateurs une démarche QVT (Qualité de Vie au Travail). Il existe aujourd’hui de nombreux moyens pour y parvenir : télétravail, nouveaux styles de management, reconnaissance, sport en entreprise, etc. D’après le 11ème baromètre Endered-Ipsos, 67% des Français affichent des résultats positifs en termes de bien-être au travail.

Qu’est ce que le “bien-être au travail” ? Comment mettre en place une démarche QVT au sein de son entreprise ?  

Vous avez dit bien-être au travail ?

Le bien-être au travail est un sujet très en vogue, il est au coeur de nombreuses études et démarches. Plusieurs événements et salons lui sont dédiés dans toute la France, tels que le salon Preventica, ou encore la semaine de la Qualité de Vie au Travail. Des prix comme « Great Place to Work » récompensent aujourd’hui les entreprises les plus efficaces. Certaines entreprises n’hésitent pas à mettre en avant leur engagement pour valoriser leur marque ou attirer de nombreux talents !

Au niveau juridique les choses ont aujourd’hui beaucoup évolué. Encadrement du télétravail, dialogue social simplifié, développement de la prévention : la qualité de vie au travail est au cœur des préoccupations, notamment au travers de la Loi Travail. Par ailleurs, le Plan Santé au Travail mis en place à horizon 2020 vise à développer une culture de la prévention dans les entreprises et à renforcer le dialogue social.

Le cadre juridique est en pleine mutation pour s’adapter aux nouveaux besoins des entreprises. De plus en plus d’initiatives continuent à voir le jour, prenant aussi en compte les usages numériques et les nouvelles formes de management. La QVT a donc encore de beaux jours devant elle !

Mais concrètement comment s’y prendre au sein de son entreprise ?

Bien-être au travail : tout pour engager et épanouir les collaborateurs

Le bien-être au travail peut aujourd’hui prendre de multiples visages.  Agir sur le bien-être des collaborateurs se fait à toutes les étapes de leur carrière : dès le recrutement, dans la manière de les manager et de les accompagner en fin de carrière. D’après le baromètre Endered-Ipsos cité précédemment, en terme de politique RH, ses meilleurs leviers seraient la gestion des compétences, la flexibilité dans l’organisation du travail et la promotion de la santé (proposition d’une bonne couverture mutuelle, d’un plan épargne retraite, etc). Les ressources humaines sont au coeur de cette démarche QVT !

Zoom sur deux tendances qui peuvent être adoptées par les entreprises ou tout simplement inspirantes !

Le management 3.0 : un nouveau type de management nouvelle génération

Le management 3.0 redéfinit totalement l’organisation de l’entreprise et les rapports qui existent entre managers et collaborateurs. Il place toujours en priorité le bien-être de ces derniers. Il consiste en un processus d’amélioration continue qui repose sur un esprit d’équipe fort, une confiance solide entre managers et salariés et une forme d’organisation horizontale. La hiérarchie s’efface, les bureaux se décloisonnent, les « patrons » se transforment en « coachs » et reprennent place dans l’open space au sein de leur équipe, dans un climat de transparence totale.

Les salariés adhèrent à une vision commune de l’entreprise et évoluent dans un environnement qui les motive à se dépasser pour remplir leurs objectifs. Ainsi, les entreprises misant sur l’innovation managériale créent un climat de confiance et d’empathie, pour voir décoller la productivité et la motivation générale.

Cette nouvelle forme de management est vue comme une organisation plus agile de l’entreprise, lui permettant plus de réactivité et de performance.

Le management 3.0 repose sur trois notions fondamentales : établir une relation de confiance, transformer la prise de décision et investir dans chacun des salariés.

  1. Le bonheur des salariés réside dans la liberté qui leur est laissée quant à la manière de poursuivre les objectifs fixés par l’entreprise. Plutôt que de menacer ses salariés de sanctions ou de se montrer paternaliste (deux types de management qui ont peu de succès), le manager fait preuve de bienveillance et de reconnaissance.
  2. La transition vers le management 3.0 peut s’avérer difficile pour certains dirigeants, car elle implique de se remettre en question en prenant en compte les opinions de chacun. Cela revient parfois aussi à déléguer la prise de décision.
  3. Enfin, l’investissement dans les salariés est primordial : cela se traduit par la rémunération, bien sûr, mais aussi par la polyvalence des missions, des feedbacks réguliers et un dialogue constant.

Le slow management : à chacun son rythme !

Ipsos a réalisé une étude révélant que près de 80% des Européens envisagent de freiner leur rythme de vie. Les Français font partie des plus motivés mais aussi ceux qui arrivent le moins à adopter la « slow attitude ».

D’après les adeptes du slow management, l’une des bases du bien-être au travail serait de pouvoir gérer son temps de travail pour améliorer sa qualité de vie.

Sans tout révolutionner au sein des équipes, il est possible de mettre en place 3 actions « slow management » toutes simples :

  1. Autoriser des récréations : permettre aux collaborateurs de libérer des plages horaires dans la semaine pour sortir une heure plus tôt, de prendre une journée en télétravail pour éviter le stress de la circulation aux heures de pointe ou de s’accorder une sieste au bureau peut remonter leur moral et améliorer leur motivation.
  2. Trouver le temps juste : tout faire, tout tester et tout voir n’est pas possible ! Renoncer à la perfection est un premier pas vers le slow. Il s’agit de limiter le temps imparti à chaque tâche en se débarrassant du superflu. Et pour cela il existe de nombreuses méthodes comme la méthode Pomodoro.
  3. Mesurer sa réussite en résultats : on se focalise sur les solutions apportées, pas sur la gestion du travail. Moins de contrôle des temps de présence peuvent améliorer le bien-être au travail. Un mode de management que les travailleurs indépendants connaissent bien.

Les Millenials, adaptables par essence, seront les plus enclins à préférer la flexibilité et la mobilité. Les femmes actives sont aussi moteur dans cette quête du mieux-être au travail car elles cumulent à leur journée de travail, pour beaucoup d’entre-elles, les tâches domestiques.

 

Vous l’aurez compris, le bien-être au travail peut prendre de multiples visages ! Les clés de sa réussite ? Une direction ouverte, des collaborateurs engagés et mis à contribution, et un rythme de mise en place adapté à l’entreprise. Il est important de prendre son temps et de s’écouter pour que les choses se fassent au mieux ! A vous de jouer !

 

A lire aussi :
La culture entreprise : source de fierté et de motivation
Il faut sauver le soldat bonheur au travail
Bien-être et la réussite sont-ils compatibles au sein d’une équipe ?

 

Crédit photographie : Pixabay