Les entreprises peinent de plus en plus à attirer des talents qualifiés. La solution : s’aligner aux prétentions salariales des cadres ? Une étude publiée ce mardi 10 octobre par le cabinet de conseil en recrutement Robert Half montre que certains secteurs prévoient des hausses de rémunérations. Explications.

La « guerre des talents »

Après une décennie marquée par la crise financière de 2008, on entend à nouveau parler timidement de croissance en France : +1,8% cette année, selon les derniers chiffres de l’Insee*, une première en six ans. Et les recrutements de cadres suivent la tendance avec un nombre d’embauches prévu à au moins 225000 en 2018 et 236000 en 2019 contre… 163 400 en 2013 !**

On pourrait penser qu’il est donc plus facile pour les recruteurs de trouver leur bonheur parmi la masse de candidats… Pourtant, ils seraient 65% à trouver le recrutement de bons profils plus difficile que les dernières années, selon l’étude du cabinet Robert Half.

Outre la marque employeur et le salaire, leviers importants pour « capter l’attention des candidats », la durée du processus de recrutement pèse également sur la balance : le cabinet de conseil incite ainsi les entreprises à prendre « des décisions plus rapides pour ne pas manquer les meilleures opportunités ».

Rémunération à l’embauche : les secteurs qui mettent le prix

« Avec la transformation digitale, qui impacte tous les métiers, les niveaux d’expertise attendus augmentent fortement et entraînent une hausse des prétentions salariales, explique Olivier Gélis, Directeur Général de Robert Half France. Pour sécuriser leur recrutement, les entreprises doivent être prêtes à s’aligner. »

Pour attirer davantage les talents et ne pas rater des opportunités en or, trois groupes de métiers se distinguent dans cette pratique d’adaptation des niveaux de rémunération, selon l’enquête :

  • les postes du digital et e-marketing
  • de l’informatique
  • de la finance d’entreprise et de la comptabilité (excepté l’intérim comptable non-cadre).

En revanche, les métiers RH, fiscal, management de transition ou encore juridique et assistanat, semblent être plus timides et hésitants quant à mettre le prix pour obtenir le candidat idéal.

 

*Institut National de la statistique et des études économiques – Note de conjoncture, 5 octobre 2017

**Source : Apec, 2017