Une étude de la plateforme d’emploi Qapa.fr, lancée sur Facebook en février 2016, livre aujourd’hui son verdict et la façon dont les Français préfèrent être managés. Résultat : s’il n’y a pas de bon ou de mauvais type de management, certaines tendances globales se font ressentir.

La carotte ou le bâton ?

L’étude menée par Qapa.fr auprès de 17 000 salariés s’intitule « Les travailleurs subissent-ils encore la carotte ou le bâton ? ». Une expression bien connue qui sous-entend qu’il existe deux façons de motiver quelqu’un : par la punition ou la récompense.

En réalité, on distingue quatre types de management, selon le niveau d’implication du manager et l’objectif poursuivi :

  • le management délégatif
  • le management persuasif
  • le management participatif
  • le management directif

Il est clair qu’aujourd’hui, les salariés fonctionnent davantage à la carotte ! 97% des femmes et 94% des hommes déclarent mieux travailler s’ils sont encouragés par des récompenses et des remerciements.

A l’inverse, seuls 2% des femmes et 4% des hommes sont motivés par la crainte. La critique et les sanctions ont également très peu d’effet sur les salariés : à 3% pour les femmes et 6% pour les hommes.

Le management participatif, favori d’un Français sur deux

La majorité des collaborateurs préfère être encadrée par un manager ouvert, type Kaizen, et participatif (à 50% pour les femmes et 52% pour les hommes). Du reste, hommes et femmes sont divisés. Ainsi, 14% des femmes tireront plus de motivation au travail en suivant un manager persuasif et paternaliste.

En outre, les travailleurs français s’estiment de plus en plus autonomes (98% des femmes et 99% des hommes). Autonomes oui, mais pas seuls : un tiers d’entre eux admet cependant avoir besoin de soutien et d’accompagnement.

Enfin, la reconnaissance du travail semble avoir pris le pas sur la taille du chèque : seuls 8% des femmes et 6% des hommes se disent motivés en priorité par un salaire important ou des primes.

Le type de management dépend de l’individu et de sa personnalité : quand certains aimeront être encadrés, d’autres préfèreront travailler en autonomie. Ce qui émerge néanmoins de cette étude est une tendance croissante au management « positif », basé sur une relation de confiance entre le manager et son équipe.